Comment sortir concrètement du capitalisme et généraliser l’autogestion dans les entreprises ?
📖 ☀️ C’est la reco lecture du Grenade pour cet été ➡️ le livre de Guillaume Etiévant, “Autogestion générale. Sortir du capitalisme : méthode”, paru aux éditions Les Liens qui Libèrent.
Dans cet ouvrage, l’auteur s’insurge : comment peut-on laisser la valeur créée par le travail humain devenir la propriété intégrale d’actionnaires qui non seulement ne travaillent pas, mais – pire – visent la dégradation des conditions de vie des personnes ??
Seule une sortie du capitalisme et du pouvoir des actionnaires peut permettre de résoudre les crises actuelles et rétablir le pouvoir des travailleurs au quotidien. 🎯 Avec l’objectif d’émanciper le travail et d’agir sur les conditions de travail.
Evidemment, au Grenade, on adhère. 😎
Mais comment on s’y prend concrètement ? (on a bien quelques idées…😁)
Guillaume Etiévant propose une méthode progressive et non-autoritaire de socialisation de l’entreprise.
Une méthode progressive et non-autoritaire de socialisation de l’entreprise
➡️ Dans chaque entreprise, année après année, une part des fonds propres de l’entreprise issue du profit annuel deviendrait la propriété des salarié·es.
❌ Pas pour obtenir un revenu personnel ou des dividendes.
✅ Pour obtenir plus de pouvoir. Des voix au sein du conseil d’administration.
Vous trouvez que ça ressemble furieusement à ce qu’il se passe au sein des coopératives (SCOP, SCIC…) ?
Et bien pas forcément. Certes les coopératives appartiennent à leurs salarié·es, mais la plupart d’entre elles ne sont pas autogérées.
💡L’autogestion, ça n’est pas voter en AG une fois par an ou élire ses dirigeant·es. C’est décider, collectivement, au quotidien, ce que l’entreprise produit et comment.
Utopique ?
Pourtant le mécanisme de socialisation décrit par Guillaume Etiévant a existé concrètement par le passé (en Espagne notamment).
Pourtant il a failli être généralisé par le gouvernement suédois dans les années 70.
Pourtant les SCOP autogérées du Grenade existent et se développent comme des biens communs, grâce au travail et aux décisions de leurs salarié·es.